Guide
Quelle durée d’arrêt et quelle perte de données votre activité peut accepter
Combien de temps pouvez-vous rester sans vos outils, et combien de travail pouvez-vous perdre ? Ces deux chiffres sont une décision de direction. Voici comment les fixer, outil par outil, et ce qu’ils changent à l’architecture de vos serveurs.
Mis à jour le 18 octobre 2026 · Les chiffres sont sourcés en bas de page ; les appréciations sont celles d’IT CyberWall.
Une décision de direction
Combien de temps votre entreprise peut-elle rester sans ses outils ? Combien de travail peut-elle se permettre de perdre ? Ce ne sont pas des réglages techniques : ce sont des choix de direction, qui décident ensuite de l’architecture des serveurs et du budget. Le guide du SGDSN sur la continuité d’activité demande que les impacts d’une interruption soient mesurés sur une échelle commune validée par la direction[1].
Deux chiffres à fixer
- La durée maximale d’interruption admissible (DMIA, ou RTO en anglais) : le temps pendant lequel un outil peut être indisponible avant que l’activité n’en pâtisse[1][2].
- La perte de données maximale admissible (PDMA, ou RPO) : jusqu’à quel moment les données doivent pouvoir être restaurées après une panne ; si la dernière copie date d’hier soir, la journée est perdue[1][3].
Ces deux notions sont mises en œuvre par votre prestataire de sauvegarde et de reprise : WeDoBack les détaille dans RPO et RTO expliqués.
Quels outils sont critiques ?
Le SGDSN propose une fiche par activité critique : sa durée d’interruption acceptable, sa criticité, les ressources dont elle dépend et ses interdépendances, avec des impacts humains, financiers, juridiques et d’image[1]. Pour une PME, un tableau suffit pour commencer. Exemple à adapter :
| Outil | Si l’outil s’arrête | Arrêt tolérable | Perte acceptable |
|---|---|---|---|
| Messagerie | Plus de commandes ni de devis | Une demi-journée | Aucune |
| Logiciel de gestion ou de production | Atelier ou facturation à l’arrêt | Quelques heures | Une heure de saisie |
| Serveur de fichiers | Dossiers inaccessibles | Une journée | La journée en cours |
| Comptabilité | Retard de clôture | Plusieurs jours | Une journée |
Valeurs fictives, données pour l’exemple : seule votre direction peut les fixer.
Ce que vos réponses changent à l’architecture
| Arrêt tolérable | Architecture des serveurs |
|---|---|
| Plusieurs jours | Un serveur, et une sauvegarde qui permet de le reconstruire. |
| Quelques heures | Des serveurs virtualisés, qui redémarrent sur une autre machine sans tout réinstaller. |
| Quasiment aucun | Plusieurs serveurs physiques, avec redémarrage automatique sur une autre machine en cas de panne, et souvent des serveurs de reprise sur un autre site. |
Ces architectures sont décrites sur notre page Architecture virtualisée. La perte acceptable, elle, se traduit en fréquence de copies et en plan de reprise : c’est le métier de WeDoBack, qui décrit le PRA et le PCA dans son guide de la continuité informatique.
Qui fait quoi
| IT CyberWall | WeDoBack |
|---|---|
| Aide la direction à lister les outils critiques et à fixer les deux chiffres. | Met en œuvre le plan de reprise et le plan de continuité d’activité. |
| Conçoit l’architecture des serveurs en conséquence. | Fixe la fréquence des copies, organise les tests de restauration et les serveurs de reprise. |
Fixons ensemble vos deux chiffres
Nous listons avec vous vos outils critiques et vous proposons l’architecture qui correspond.
Sources
Sources consultées le 18 octobre 2026. Les tarifs des fournisseurs sont indiqués hors taxes, dans la devise et la région de la grille publiée, et peuvent évoluer : vérifiez toujours la page officielle avant de décider.
- SGDSN – Guide pour réaliser un plan de continuité d’activité (2013), fiches 6 et 8 — armement.defense.gouv.fr/sites/default/files/2022-04/20130612_NP_SGDSN_guide_pca.pdf
- NIST – Glossaire, Recovery Time Objective (SP 800-34 Rev. 1) — csrc.nist.gov/glossary/term/rto
- NIST – Glossaire, Recovery Point Objective (SP 800-34 Rev. 1) — csrc.nist.gov/glossary/term/recovery_point_objective
La sauvegarde et la restauration sont opérées par WeDoBack.
